MELZ SUR SEINE
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Un peu d' histoire....(Extrait)

 
Les dames de Faremoutiers et le Prieuré de Montmitel 
  
Il n'est pas évident qu'ait jamais existé un couvent au Montmitel. Aux Archives Départementales de Seine et Marne des documents contiennent l'inventaire des chartes, titres et papiers de l'Abbaye Royale de Faremoutiers fait en 1771 à la demande de l'abbesse "Illustre Dame Charlotte, Julie Le Normant". Les pièces énumérées remontent fort loin datant du 7 des Kalendes d‘octobre 844. 
  
S'agissant du Montmitel, il n'est fait allusion qu'à une chapelle dont l'existence est mentionnée dans deux bulles d'Eugéne III (1145) et Alexandre III (1162): "Capellam sitam in Montemintelli..." 
  
En 1168, l'abbesse convoque un chapitre général (où comparurent les clercs et toutes les prieurés dépendantes de l'abbaye). A cette occasion, elle cède à ses religieuses ses revenus et rentes. Mais cela ne va pas sans rappeler à celles-ci leurs devoirs religieux et économiques. Comme les solennités de la Notre Dame de Septembre et Sainte-Fare en la protection de laquelle vit l'abbaye, ne sont aucunement célébrées ordonne que les prieurs viennent avec honneur à ladite fête de Septembre et que pour le droit de procuration des Dames, elles apportent les sommes de deniers et les pièces y désignées. C'est ainsi que nous apprenons que la prieure de Montmitel est modestement taxée de cinq sols et un porc. Sans doute cette prieure était-elle hébergée dans l'enceinte de Montmitel. 
  
Anticipant  sur les siècles suivants et pour terminer avec ce prieuré, les dames de Faremoutiers concluent le 24 Avril 1478 avec Pierre HATON et sa femme un bail emphythéotique pour leur vie et celles de leurs enfants de plusieurs terres, bois et autres situés au Montmitel et ez terroirs des environs, lesquels sont la chapelle Saint-Jacques de Montmitel appartenant à l'abbaye. Il en coûtera aux preneurs 3 setiers de blé froment. 
  
En 1507, le revenu est passé à 6 setiers de grains dont 5 de blé et un d'avoine. 
En 1604, un arrêt du Parlement déclare le bail de 1478 nul et résolu. Les terres sont alors exploitées par une autre famille du nom de Fayolle, qui doit se désister de plusieurs pièces de terre. 
 
Le domaine assez dispersé, comporte en 1689, 50 arpents de terres labourables et de prés affermés pour 120 livres et deux chapons gras à l'échéance du jour de Saint Martin d'hiver. 
  
Nouveau bail en 1729, aux obligations ci-dessus s'ajoutent 30 sols de réparations à effectuer chaque année à la chapelle et l'obligation d'y faire célébrer 12 messes basses. 
  
La chapelle subsistera jusqu'à la Révolution. Il en existe un modeste dessin sur un plan mural du château de la Motte-Tilly. Il est amusant de retrouver quelques ruines de grès incrustées dans le mur d'une maison de Blunay.  


Source : Extrait d’un manuscrit rédigé par un habitant du village, Mr Lacroix.